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Cybill Prigent
- J'accompagne des projets alimentaires, notamment leur évaluation
- Je finance des projets alimentaires
Structure : Manger Demain
14 avenue du comte de smet de nayer - 5000 NamurD'autres outils pour questionner ma théorie de changement
Il nous semble que la démarche Syalinnov peut être combinée avec certains de ces outils.
C'est le cas de la plateforme Territoires Fertiles (ex Crater) et du tableau de bord vers la Résilience de l'association des Greniers d'Abondance.
Une autre voie (expérimentale encore) consiste à raccrocher les chemins d'impact à la grille de non-durabilité alimentaire du bureau d'étude Le Basic.
Nous présentons ici la manière dont ces 3 outils peuvent vous fournir un retour réflexif.
Ce module est accessible
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Damian Penco
- Je suis chercheur(se) ou étudiant(e) et je m’intéresse aux projets alimentaires et à leurs impacts
Dans le cadre du PAT, des acteurs travaillent ensemble pour la première fois
- Economie alimentaire dont structuration des filières
- comportement-pratiques-interaction-posture
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Dany MEYNARD
- Je porte un projet alimentaire ou j'en suis un partenaire opérationnel
Structure : Ville de Morne à l'Eau
Rue Schoelcher - 97111 Morne à l'eau
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David Fimat
- Je porte un projet alimentaire ou j'en suis un partenaire opérationnel
Structure : VRAC Bordeaux
79 cours des Aubiers - 33300 BordeauxDéfinir mon PAT
La démarche Syalinnov a été pensée pour permettre le dialogue entre différents territoires autour de l'alimentation durable. Pour faciliter ce dialogue, il nous semble nécessaire de caractériser votre projet sur quelques critères généraux : où se situe-t-il ? quels sont vos objectifs ? à quelle échelle et au niveau de quel maillon souhaitez-vous intervenir ? Répondre à ces questions vous permettra de bien délimiter le périmètre de votre PAT - et donc celui de l'évaluation.
Ce module est accessible
degré de formalisation et structuration du plan d'action
- Sensibilisation-partage de savoirs sur l'alimentation
- Mangeurs-citoyens
- état des choses (densité de lieux de vente-taux de matière organique-etc)
degré de maîtrise de l'autoproduction alimentaire
- Justice sociale dont lutte contre la précarité alimentaire
- Mangeurs-citoyens
- connaissance-perception-motivation
degré de méthanisation dans l'énergie consommée dans les exploitations du territoire
- Environnement dont lutte contre le gaspillage alimentaire et Transition agroécologique
- producteurs
délibération de la commission d'attribution du foncier
- Urbanisme et aménagement du territoire (dont foncier agricole)
- Acteur institutionnel et/ou financeur
- état des choses (densité de lieux de vente-taux de matière organique-etc)
Demain nous mangerons mieux à Morne-à-l'Eau
Le développement de la souveraineté alimentaire à l'échelle communale, comme à Morne-à-l'Eau, répond à des enjeux économiques, écologiques, sociaux et de santé. Consommer local réduit les importations et les effets néfastes des transports sur le climat. Une offre alimentaire diversifiée pourrait entraîner une consommation responsable, mais nécessite une éducation adéquate.
Morne-à-l'Eau, avec ses 17 687 habitants, a intégré le développement durable dans ses politiques depuis 2011. Sa restauration scolaire municipale valorise les produits locaux. Un diagnostic alimentaire a souligné l'importance des actions de proximité et de formation des acteurs locaux. Une nouvelle vision alimentaire doit inclure l'économie circulaire, l'éducation à l'alimentation, et le renforcement des filières locales en collaboration avec les chercheurs et les parties prenantes. Une stratégie territoriale cohérente à différentes échelles est nécessaire pour une transition réussie sur 10, 20 ou 30 ans.
- Education à la santé
- Justice sociale dont lutte contre la précarité alimentaire
- Environnement dont lutte contre le gaspillage alimentaire et Transition agroécologique
- Gouvernance et démocratie alimentaire
Création de lien
- Production
- Consommation / Restauration
- la collectivité territoriale porte le projet
Dimension Politique
DEMOCRATIE ALIMENTAIRE
Que cherche-t-on à mesurer ?
la contribution du projet à la construction d'une démocratie alimentaire territoriale
Quels sont les enjeux et les problématiques ?
Les citoyens peuvent devenir plus conscients des enjeux alimentaires grâce au projet. Cet aspect est évalué à travers la proximité cognitive (C1). Fort de ce pouvoir de « consomm'acteur », ils peuvent faire bouger les lignes au niveau de leur quartier et au-delà, infléchir la politique alimentaire de leur territoire => L’indicateur doit permettre d’évaluer dans quelle mesure les citoyens et porteurs d’initiatives peuvent s’impliquer et s’impliquent dans la définition de la politique alimentaire (grâce au projet)
Toutefois, une initiative isolée ne contribuera que partiellement à la durabilité du système alimentaire : une régulation politique semble nécessaire. L’enjeu politique réside dans la prise en compte par les institutions à la fois de la complexité et de la puissance du fait alimentaire pour le développement territorial : l’alimentation constitue-t-elle un enjeu de la politique du territoire ?
Pour évaluer la capacité d’un projet à faire converger politique alimentaire et politique territoriale, nous nous basons sur la théorie du changement suivante : l’élu exerce son pouvoir à deux niveaux complémentaires :
- d’une part en soutenant les initiatives citoyennes et du marché [en s’inspirant d’elles, en les intégrant, en s’en emparant, en se les appropriant, en les supportant, en encourageant leur changement d’échelle, etc) ;
- d’autre part en exerçant ses compétences [s’il en dispose], en impulsant des changements dans le système alimentaire de son territoire : restau co, foncier, etc
L’indicateur ambitionne de renseigner l’impact du projet sur ces deux modes d’intervention. Il va dépendre fortement du type de porteur de projet
Cas 1. Le porteur est une association, un acteur économique menant une initiative alimentaire : le projet est-il associé à la définition de la politique et saisit-il cette opportunité de rencontres avec les élus pour infléchir leurs décisions ?
Cas 2. le porteur est lui-même une collectivité territoriale en charge de la mise en œuvre d’une politique alimentaire : le projet joue-t-il sur les deux leviers d’action ?
a. fonction « activation » des initiatives : quels types de relations entretient-il avec les initiatives, les associe-t-il aux prises de décision ? Prête-t-il attention à la diversité des acteurs et des maillons du système alimentaire sur lesquels ils agissent ?
b. mobilise-t-il les compétences spécifiques pour faire converger la politique territoriale et la politique alimentaire. Plusieurs indicateurs peuvent être mobilisés :
- le terme « alimentation » apparait dans le SCOT ;
- un budget dédié à la question alimentaire (% du total, participatif), un organigramme, une charte, un cadre règlementaire, des arènes représentatives avec un fonctionnement défini existent;
- les services concernés par l’alimentation sont décloisonnés : approche systémique et non pas sectorielle ; ils élaborent un « récit alimentaire » basé sur une stratégie, un programme et non pas seulement une liste d’actions ponctuelles ;
- l’approvisionnement des restaurants collectifs est décentralisée ;
- la vocation vivrière du foncier publique disponible devient prioritaire par rapport au bâtit ou d’autres ;
- un dispositif d’évaluation ad hoc est mise en place.
Cas 3. le porteur est un organisme qui appuie les collectivités. On cherche à connaitre son influence sur la mise en œuvre de la politique alimentaire : on s’intéressera donc à sa contribution aux changements de pratiques de l’élu(e) (cf cas 2) – en relevant éventuellement son rôle dans la mise en réseau entre politiques alimentaires (harmonisation, changement d’échelle, constitution d’une maitrise d’ouvrage politique, équilibre démocratie participative – expertise)
Définition de l'indicateur
LE RAPPROCHEMENT ENTRE LES CITOYENS ET LA POLITIQUE ALIMENTAIRE DU TERRITOIRE, ENTRE L’ÉLU ET LA QUESTION ALIMENTAIRE, ENTRE LA POLITIQUE DU TERRITOIRE ET LA POLITIQUE ALIMENTAIRE.
SYALINNOV PROPOSE DE L’ÉVALUER EN TERMES DE NIVEAU DE CO-CONSTRUCTION ET DE FORMALISATION DE LA POLITIQUE ALIMENTAIRE DU TERRITOIRE
Mesure de l'indicateur
CE QUE L'ON SOUHAITE ÉVALUER | QU'EST-CE QU'ON MESURE CONCRÈTEMENT ? |
Co-construction (questionnaire citoyens) | La perception par les acteurs du projet de leur influence sur les prises de décisions sur l’organisation du système alimentaire (questionnaire) |
Co-construction (entretien équipe projet) | La qualité du processus « participatif » de prise de décisions par rapport au système alimentaire |
| * cas 1 : le porteur est issu de la société civile ou un acteur économique | Le niveau d’implication dans les prises de décisions concernant la politique alimentaire Les acteurs ont-ils rencontré les élus référents (à quelle fréquence) ? Des décisions portant sur l’organisation du système alimentaire ont été prises dans ce cadre ? si oui, selon quel procédé : consultation [discussion sans réelle influence sur la posture et les décisions des instances décisionnaires] // mise en débat -coordination et influence réciproque mineure // réelle co-construction |
| * cas 2 et 3 : le porteur est une collectivité ou un accompagnateur des politiques publiques | La fonction « activation » : prise en compte et soutien apporté par les élus et les équipes des collectivités aux initiatives couplés: 1. au degré de co-construction :
2. au niveau de diversité au sein des instances de décision |
Formalisation PATCas 2 et 3. | Une politique alimentaire est en construction, existe ou est infléchie |
Formalisation PATCas 3. | L'intérêt de l’élu et de ses équipes pour la question alimentaire Les politiques alimentaires territoriales sont mises en réseau |
Mode de collecte des données
- Cas 1. Enquêtes consommateurs / citoyens
- Cas 2 et 3. Entretien individuel ou collectif
- Cas 1. Questionnaire en ligne ou en présentiel, selon ce qui est le plus simple. Pour cet indicateur, il s’agit de calculer le pourcentage de personnes s’étant approprié le projet et celui trouvant qu’elles ont plus d’emprise sur leur alimentation - Cas 2 et 3. Guide d’enquête et grille d’analyse
Conversion en score
CAS |
Co-construction équipe projet |
Co-construction Citoyenne |
Formalisation PAT | SCORE | SIGNIFICATION |
1 |
NC |
NC |
NC |
NC |
car une initiative isolée ne peut transformer le système alimentaire |
| > 30% de décisions | > 15% de réponses positives au questionnaire | NC | 2 | Une démocratie alimentaire est en construction | |
| 15% < décisions < 30% | Quel que soit le niveau | NC | 1 | Le projet influence LA PAT | |
| < 15% de décisions | < 15% de réponses positives au questionnaire | NC | 0 | le projet a une influence faible voire nulle sur LA PAT | |
2 & 3 | > 30% de décisions | Diversité forte | question alimentaire institutionnalisée de manière systémique et mise en réseau | 3 | Politique alimentaire holistique, participative & inclusive |
| 15% < décisions < 30% | diversité forte | question alimentaire institutionnalisée de manière systémique | 2 | Politique alimentaire volontariste | |
| 15% < décisions < 30% | diversité faible | Question alimentaire fragmentée | 1 | Politique alimentaire opportuniste | |
| < 15% | diversité faible | L'alimentation n'est pas perçue comme un enjeu par l'élu(e) - ou collectivité sans compétences | 0 | Absence de politique alimentaire |
Référence : Aucune référence explicite pour le moment
Dimension Politique
DEMOCRATIE ALIMENTAIRE
Que cherche-t-on à mesurer ?
les citoyens participent davantage aux prises de décision sur l'alimentation
Quels sont les enjeux et les problématiques ?
Les citoyens sont peu ou pas impliqués dans des dynamiques alimentaires. Il existe donc un risque que les actions ne soient pas adaptés, en décalage par rapport aux réalités vécues. La reterritorialisation repose aussi sur une plus grande implication citoyenne - contre-poids dans la gouvernance du système alimentaire actuel.
Définition de l'indicateur
- présence des citoyens
- niveau d'engagement de la société civile selon la nature et l'instance de décision (Niveau "médian" de participation de la société civile aux prises de décision)
- non participation : manipulation, éducation : reconnaissance du pouvoir citoyens dénié, les citoyens considérés comme des récepteurs passifs
- participation symbolique : informé (l'information est donnée, mais rien n'est attendu en retour), consulté (on sonde les points de vue mais les décisions restent l'apanage de "l'autorité"), "placation"/conciliation (des idées sont collectées, mais seule l'autorité en fait quelquechose)
- participation citoyenne : implication / partenariat (les citoyens sont directement impliqués dans la prise de décision), co-construction / délégation (la finalité est définie par l'animateur mais les ressources et la responsabilité de la décision repose sur les citoyens), contrôle (idée et mise en oeuvre citoyennes)
- Informé
- Consulté (recueil d'avis)
- Concerté (partage d'idées et d'arguments)
- Co-constructeur (construction collective de propositions)
- Co-décideur, contrôleur (partage voire délégation de la prise de décision)
référence :Arnstein, S. (1969) A Ladder of Community Participation. Journal of the American Institute of Planners, 35, 216-224. http://lithgow-schmidt.dk/sherry-arnstein/ladder-of-citizen-participation.html https://doi.org/10.1080/01944366908977225
Mesure de l'indicateur
Notation pour chaque réunion (ayant pour objectif la prise de décision sur la politique alimentaire du territoire) du niveau d'engagement des citoyens.
Attention ! le niveau à atteindre n'est pas le même en fonction des instances => type d'instance * niveau attendu à définir ! par exemple : consultation en copil du PAT versus co-construction sur le dispositif de cartes prépayées
Mode de collecte des données
L'animateur pilotant la prise de décision positionne le niveau d'engagement des citoyens
Questionnaire auprès des citoyens participant : avez vous le sentiment d'avoir été impliqué.e aux prises de décisions ? si oui à quel niveau ? Et proposer l'échelle en décrivant bien les différents niveaux
OUTILS DE COLLECTE
Fiche avec échelles
Conversion en score
NC
Démocratisation d'un changement de discours en faveur de l'adaptation (discours positif augmente et discours contrainte diminue)
- Environnement dont lutte contre le gaspillage alimentaire et Transition agroécologique
- producteurs
- comportement-pratiques-interaction-posture
De nouvelles actions en partenariats entre élus et acteurs locaux émergent sur le territoire en autonomie
- Gouvernance et démocratie alimentaire
- Société civile
- comportement-pratiques-interaction-posture
Des critères de durabilié et de qualité sont définis collectivement (au sein de la commission? De groupes de travail?
- Accompagnement de la restauration collective
- restaurateurs publics et privés
Des nouvelles du projet Piloter son PAT par le suivi-évaluation
Comme toujours, la confrontation de la démarche Syalinnov à la réalité des conditions de travail des animatrices PAT nous aide à affiner l'approche : combinaison d'outils pour élaborer et valoriser les théories de changement, pistes pour simplifier le travail sur les chemins d'impact, Consultation en ligne pour valider les narratifs, réflexions sur le portage politique du suivi-évaluation, outils en ligne et en présentiel pour alimenter le tableau de bord d'indicateurs, etc. Tous ces apprentissages seront socialisés à l'automne 2027 !
Il nous faut aussi nous mettre dans la tête des animatrices et animateurs du réseau qui joueront le rôle de personnes ressources sur le sujet. Notre objectif est donc double : accompagner directement ET former à l'accompagnement des réseaux régionaux à l'élaboration d'un dispositif de suivi-évaluation. Une expérience que nous pourrions valoriser auprès des InterPAT à l'avenir ?
Développement de la coopération entre structures
- Economie alimentaire dont structuration des filières
- Société civile
- comportement-pratiques-interaction-posture
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Diana Maronnier
- Je porte un projet alimentaire ou j'en suis un partenaire opérationnel
diversification de l'offre de produits (parties des animaux, gamme de produits) par les Fermiers Bios de Lozère
- Economie alimentaire dont structuration des filières
- producteurs
- état des choses (densité de lieux de vente-taux de matière organique-etc)
Diversité (taux de participations aux ateliers) des habitants qui participent à ces évènements Est-ce la première fois que vous venez aux ateliers sur l'alimentation ?
- Gouvernance et démocratie alimentaire
- Mangeurs-citoyens
- connaissance-perception-motivation
Diversité des participants (distance par rapport à des pratiques alimentaires vertueuses) => question de connaissance à trouver
- Sensibilisation-partage de savoirs sur l'alimentation
- Mangeurs-citoyens
- connaissance-perception-motivation
diversité des participants et règles de fonctionnement
- Sensibilisation-partage de savoirs sur l'alimentation
- Mangeurs-citoyens
- comportement-pratiques-interaction-posture
diversité des personnes fréquentant le jardin
- Justice sociale dont lutte contre la précarité alimentaire
- Mangeurs-citoyens
- comportement-pratiques-interaction-posture
diversité des ressources proposées
- Sensibilisation-partage de savoirs sur l'alimentation
- Mangeurs-citoyens
- état des choses (densité de lieux de vente-taux de matière organique-etc)
diversité des stratégies de diversification des agriculteurs
- Environnement dont lutte contre le gaspillage alimentaire et Transition agroécologique
- producteurs
- comportement-pratiques-interaction-posture
Documents cadres des politiques publiques
- Justice sociale dont lutte contre la précarité alimentaire
- Mangeurs-citoyens précaires
- connaissance-perception-motivation
données de santé des agriculteurs (MSA, ARACT…)
- Economie alimentaire dont structuration des filières
- producteurs
- comportement-pratiques-interaction-posture
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Dorian Bellanger
- Autres
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Dorothée Le Gal
- Je porte un projet alimentaire ou j'en suis un partenaire opérationnel
Structure : Morlaix Communauté
2 B voie d'accès au port - 29600 MORLAIXDimension Economique
DURABILITE DES EXPLOITATIONS AGRICOLES
Que cherche-t-on à mesurer ?
la contribution du projet à la durabilité des exploitations agricoles impliquées
Quels sont les enjeux et les problématiques ?
Nos modes d’alimentation actuels ont des impacts négatifs sur l’environnement (20 à 30% de l’impact global en Europe selon l’étude EIPRO) et rendent nos systèmes alimentaires agro-industriels non durables.
Même si ce n’est pas toujours vérifié selon la zone géographique ou la méthode de mesure ou l’indicateur utilisé (Smith et al. 2005 par exemple – cité dans Dualine ), l’agriculture constitue le poste ou un des postes ayant l’impact environnemental le plus important (Kjer et al, 1994 en Allemagne, Heller & Keoleian, 2000 aux États-Unis).
Réduire l’impact environnemental au niveau des fermes constitue donc un enjeu majeur pour la durabilité du système alimentaire. Cet effort ne doit toutefois pas se traduire par une pénalisation de la qualité de vie des producteurs et productrices (revenu, temps et pénibilité du travail).
Nous gardons à l’esprit qu’une caractéristique avantageuse au niveau de la production (conversion en agriculture biologique par exemple) peut être nivelée par un grand nombre d’autres caractéristiques en aval (transport, transformation, conservation, emballage, consommation) . Pour être rigoureux, il faudrait donc s’intéresser à l’ensemble des maillons du système alimentaire.
Néanmoins, dans un souci de pragmatisme, Syalinnov propose d’approcher l’impact environnemental du projet à deux niveaux :
1. au niveau de l’exploitation agricole (ce que nous traitons ici)
2. au niveau du consommateur, à travers leurs pratiques alimentaires (C2) et leurs déplacements pour faire leurs courses (G2)
Ce choix semble pertinent au regard des activités des projets évalués (relocaliser, créer du lien entre consommateur et producteur) – et fait écho à la demande sociétale vis-à-vis des exploitations agricoles et de leur multifonctionnalité (paysage, agriculture paysanne, etc). Les pratiques des autres acteurs du système (grossistes, boulangers, meuniers, etc) sont toutefois éclairées dans la dimension proximité relationnelle (E1).
L’impact environnemental des acteurs intermédiaires sera mieux pris en compte dans le cadre du partenariat Syalinnov-Ademe (livrables en 2022)
Définition de l'indicateur
L’évolution du niveau de durabilité des exploitations concernées par le projet. Ce niveau étant estimé à l’aune des 5 propriétés de la durabilité élargie proposées par Zahm et al. (2015) - dans le cadre de la méthode IDEA : capacité productive et reproductive de biens et de services, robustesse, autonomie, responsabilité globale et ancrage territorial.
En effet, au-delà de la durabilité restreinte à l’exploitation (cf Landais, 1998), elle permet d’appréhender la durabilité de l’exploitation en lien avec son territoire local (durabilité élargie de niveau 1 – cf Terrier et al. 2015) – or c’est justement à cette échelle que nous mobilisons le concept de système alimentaire et que nous mesurons les autres indicateurs.
Une exploitation agricole durable est une exploitation agricole viable, vivable, transmissible et reproductible inscrivant son développement dans une démarche sociétalement responsable. Cette démarche renvoie au choix de l’agriculteur, quant aux effets de ses activités et de ses modes de production, sur le développement et la qualité de vie des parties prenantes ancrées sur son territoire ainsi qu’à sa contribution à des enjeux globaux sociétaux non territorialisables (lutte contre le changement climatique, sécurité alimentaire, etc.). Son développement s’appuie sur cinq propriétés : capacité productive et reproductive de biens et de services, robustesse, ancrage territorial, autonomie et responsabilité globale.
Mesure de l'indicateur
Le calcul est basé sur le discours de l’agriculteur/rice. Nous devons comprendre l’effet qu’a eu le projet sur les 5 propriétés d’une exploitation durable. Dans le cas d'une entretien compréhensif, aux questions « qu’est-ce que le projet a changé pour votre exploitation ? Depuis que vous participez à ce projet, vos façons de faire et vos façons de voir votre métier ont-elles évolué ? », relever si l’agriculteur/trice fait référence à :
- L’ancrage territorial - J’ai noué de nouvelles relations, marchandes et non marchandes avec les agriculteurs et acteurs du territoire, consommateurs et habitants inclus - J’ai participé à valoriser les ressources territoriales
- L’autonomie - J’ai arrêté d’importer / d’acheter à l’extérieur tel type d’intrant - J’ai arrêté de recruter des ouvriers intérimaires - J’ai pu prendre des décisions techniques et organisationnelles que je déléguais avant à mon technicien / comptable / collègue
- La capacité productive et reproductive de biens et de services - J’ai maintenu ou augmenté ma production (la valeur ajoutée créée) tout en adoptant des pratiques plus reproductibles (plus respectueuses de l’environnement) - J’ai maintenu ma production, ma valeur ajoutée tout en conservant davantage de temps pour moi et mes proches
- La robustesse - J’ai mois de soucis avec la fluctuation des prix, la fluctuation des pluies / du soleil / des températures / de la disponibilité de la main d’œuvre - J’ai pu m’adapter au changement de règlementation, à la nouvelle directive européenne, etc.
- La responsabilité globale - L’agriculteur/rice évoque de manière spontanée des enjeux dépassant l’échelle de son exploitation ou même de son territoire local - Il évoque la qualité de vie, le bien-être, le changement climatique ou les questions sanitaires, l’agriculture paysanne au Sud et au Nord.
- le temps que représente l'investissement dans le projet
Chaque agriculteur/rice rencontré indique pour chaque propriété - et en lien avec le projet - si sa situation est meilleure / similaire / moins bien.
Il s’agit ensuite de calculer la somme de ces notes pour chaque agriculteur puis de moyenner … ou de moyenner chaque critère pour tous les agriculteurs et de sommer, cela revient au même – à vous de choisir ce que vous souhaitez montrer. Le nombre de points peut aller de -7 à +8 (voir questionnaire)
Mode de collecte des données
Enquête qualitative auprès d’un échantillon représentatif d’agriculteurs
Et/ou Questionnaire
Questionnaire acteurs économiques comportant une partie spécifique pour les agriculteurs
Conversion en score
durabilité DES FERMES | ÉCHELLE DE VALEUR | SCORE |
Moyenne (arrondie) des points de durabilité |
6 à 8 | 3 |
| 3 à 5 | 2 | |
| 1 à 2 | 1 | |
| -7 à 0 | 0 |
Référence : Concernant la référence méthodo : Zahm et al. 2015 [https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01585176] ou http://methode-idea.org/ || Concernant l'échelle de valeur : Résultats obtenus par les projets pilotes Syalinnov
Dimension Economique
E1 : Relations entre acteurs économiques
Que cherche-t-on à mesurer ?
on mesure la contribution du projet à la proximité entre acteurs économiques impliqués.
Quels sont les enjeux et les problématiques ?
Les relations entre acteurs économiques des systèmes alimentaires agro-industriels sont souvent distendues : distance physique, rapport de force asymétrique, intérêts divergents, inégale répartition de la valeur ajoutée, etc. Pourtant, le degré de proximité d’un partenariat conditionne la réussite de celui-ci et le niveau de satisfaction des parties prenantes. Il s’agit de comprendre le rôle du projet dans le rapprochement des acteurs économiques impliqués (producteurs, intermédiaires).
Définition de l'indicateur
La contribution du projet à la proximité entre acteurs économiques est mesurée par : Le nombre et la diversité de situations de proximités, réunies grâce au projet, citées par les acteurs économiques concernés.
Ces situations concernent différents types de proximité :
- identitaire : convictions communes sur les manières de faire et les objectifs et valeurs qui importent,
- relationnelle : fréquence et pérennité des contacts, sujet des échanges, qualités humaines, confiance,
- processuelle : connaissances du fonctionnement, des pratiques de l’autre, partage d’informations,
- fonctionnelle : adaptabilité, efficience de la relation,
- d’accès : facilité d’accès physique, distance pour rencontrer l’autre,
auxquels s'ajoutent :
- la satisfaction quant à la forme du partenariat et aux modalités de fixation des prix,
- le développement du réseau économique obtenu grâce au projet
Mesure de l'indicateur
Moyenne des points de proximité (situations de rapprochement/satisfaction) identifiées avec les acteurs économiques :
Une situation de proximité (de rapprochement, de satisfaction) accorde un point : +1
Une situation d’éloignement / non-satisfaction en retire un : -1
Chaque acteur rencontré peut donc obtenir, pour chaque question, la note de 1, 0 ou -1. Il s’agit ensuite de calculer la moyenne de ces notes pour chaque critère puis d’additionner le tout. Ainsi, celui-ci peut aller de -9 à +9. Cette note est ensuite convertie en score de 0 à 3 points.
Mode de collecte des données
Des enquêtes auprès d’un échantillon d’acteurs économiques impliqués dans le projet (compter une demi-heure environ) destinées à identifier des critères de satisfaction et des formes de proximité identifiées par la littérature scientifique (cf supra) Et/ou des questionnaires en ligne ou en présentiel auprès des acteurs économiques.
Questions (questionnaire resto co / acteurs éco)
Les numéros de questions indiqués sont ceux du questionnaire acteurs économiques.
Question 5 : Avez-vous noué de nouvelles relations professionnelles grâce au projet : rencontré de nouveaux producteurs ou transformateurs, par exemple ?
-Oui, beaucoup → +1
- Oui, quelques-unes → 0
- Non → -1
Question 6 : Ces nouveaux partenaires, en majorité :
- sont présents sur l’agglomération (ils y vivent ou au moins y travaillent) → +1
- sont basés hors de l’agglomération → -1
- vous ne savez pas → 0
Question 7 :Diriez-vous que, grâce au(x) projet(s), vous avez développé de meilleures relations professionnelles avec les autres partenaires impliqués dans les actions du projet ?
- Oui, globalement → +1
- Non, c’est pareil - ou cela dépend → 0
- Non, au contraire → -1
Question 8 Les relations avec les autres professionnels (non impliqués dans le projet mais avec qui vous aviez l'habitude de travailler avant) ont-elles évolué depuis que vous vous impliquez dans le projet ?
- Oui, c’est mieux ! → +1
- Rien n’a changé → 0
- On travaille toujours ensemble mais c’est plus difficile (refroidi ou conflictuel) → -1
- Je ne travaille plus avec eux → -1
Question 10 : Combien avez-vous établi de nouveaux contrats (formels ou informels) dans le cadre du/des projet(s) ?
- 0 → 0
- 1 ou 2 → +0,5
- 3, 4, 5 ou plus→ +1
Remarque : scoring éventuellement à adapter selon le contexte et les réponses
Question 11 : combien en avez-vous résilié à cause du projet ?
- 0 → +1
- 1, 2 → -0,5
- 3, 4, 5 ou plus → -1
Question 12 (non notée) : Si cela vous concerne, quels types de partenaires ont changé ? (liste)
Questions 13 : Si cela vous concerne : Les prix et la manière de les fixer vous conviennent-ils ? (réponse : tableau à double entrée)
- Oui, Oui → +1
- Oui, Non → 0
- Non, Non → -1
Question 16 : Trouvez-vous que vos relations professionnelles sont plus efficaces (plus simples, plus fluides, gain de temps…) grâce au projet ?
- Oui → +1
- Non, cela n’a pas changé → 0
- Non, c’est pire qu’avant → -1
Question 17 : Le projet vous a-t-il facilité la rencontre physique de vos partenaires économiques grâce à un bâtiment, des réunions, etc. ?
- Oui, on se voit plus souvent et plus facilement → +1
- Non, cela n’a rien changé → 0
- Non, cela nous a même éloignés → -1
Question 18 (non notée) : Pensez-vous à des contraintes ou avantages liés à ce partenariat/projet ?
OUTILS DE COLLECTE
En enquête semi-dirigée : Il s’agit d’identifier et dénombrer les situations clées évoquées par les acteurs s’ils sont satisfaits du processus de fixation des prix et de la forme du partenariat, s’il leur a fait rencontrer de nouveaux acteurs économiques. Questionnaire en ligne : les questions sont reprises avec des situations archétypiques.
Conversion en score
| Échelle de valeurs | Moyenne des points de sommes de proximité |
| >5 | 3 |
| Entre 3 et 5 | 2 |
| 1 ou 2 | 1 |
| 0 ou moins | 0 |
Référence : Source : C. Hérault-Fournier, 2014. Les situations archétypiques sont inspirées des échanges avec les acteurs économiques des projets pilotes Syalinnov
Dimension Economique
E2a : Revenu des acteurs économiques et répartition de la valeur ajoutée
Que cherche-t-on à mesurer ?
on mesure la contribution du projet à la création de valeur ajoutée et à sa répartition entre acteurs.
Quels sont les enjeux et les problématiques ?
La répartition de la valeur ajoutée au sein d’une filière donnée n’est pas toujours équitable. Au sein des chaines longues, les agriculteurs sont souvent les moins avantagés. Cet indicateur a pour ambition d’évaluer la richesse créée en lien avec le projet ainsi que le mode de répartition de cette valeur ajoutée : se fait-elle de manière plus équitable qu’au sein des circuits classiques ?
Définition de l'indicateur
L'estimation par les acteurs économiques du poids du projet dans leur résultat économique.
L’idée initiale était de collecter un pourcentage d’évolution du revenu imputable au projet. Néanmoins, il est souvent trop difficile pour les enquêtés de quantifier spécifiquement les activités, flux et revenus liés de manière spécifique au projet.
Mesure de l'indicateur
On essaie d’estimer :
- la part du Chiffres d’Affaires issue du projet, et si possible une évaluation de l’augmentation du revenu
- Si cela représente pour l’acteur économique un client important ou non
- Si le projet vient remplacer un ancien débouché ou s’il est totalement nouveau (ce qui laisse présumer d’une augmentation du revenu)
Dans le cas des agriculteurs, s’ils sont d’accords pour l’indiquer : si le projet les a fait dépasser le seuil de revenus de RSA par mois
A partir de 7 questions (dont 1 non notée), on calcule un score allant de -5 à +6,5, ensuite converti en points de 0 à 3.
Mode de collecte des données
Enquêtes semi-dirigées et/ou questionnaires auprès des acteurs économiques impliqués dans le projet.
Questions :
Question 9 (acteurs éco) / 13 (restau co) : Si cela vous concerne, pensez-vous que le(s) projet(s) représente(nt) un débouché pérenne pour vous ?
- Oui → +1
- Non → -1
- Je ne sais pas, on verra → 0
Question 23 : Diriez-vous que le projet vous permet de mieux valoriser les ressources territoriales (naturelles, agricoles, patrimoine...) ?
- Oui, tout à fait → +1
- Non, pas spécialement → 0
- Non, c’est même le contraire → -1
Question 24 : Si le(s) projet(s) a créé un débouché supplémentaire, vous diriez que :
- il a remplacé un (des) autre(s) débouché(s) → -1
- il s'est ajouté aux autres débouchés → +1
Question 24 bis (non notée) : Si vous avez augmenté votre chiffre d’affaires, pouvez-vous nous expliquer comment ? (liste)
Question 25 : Si vous en avez une estimation, quelle part en % de votre chiffre d’affaires représente le(s) projet(s) ?
- Entre 0%- 5% → 0
- Entre 5% et 10% → +0,5
- Entre 10% et 15% → +1
- >15% → +1,5
Question 26 : Comment vos revenus ont-ils évolué depuis le projet ?
- Ils ont augmenté → +1
- Ils n’ont (quasiment) pas changé, ou cela dépend → 0
- Ils ont diminué → -1
Question 27 : Pouvez-vous nous indiquer une estimation de vos revenus mensuels ? (hors minima sociaux)
- Moins d’un RSA (environ 550€ nets) → -1
- Entre un RSA et un SMIC (environ 1200€ nets) → 0
- Plus qu’un SMIC →+1
- Ne souhaite pas répondre → 0
OUTILS DE COLLECTE
Questionnaire Acteurs économiques (dont agriculteurs) + Questionnaire Restauration
Conversion en score
| % de répondants ayant obtenu un score >3 | Score en points |
| >50% | 3 |
| >20 | 2 |
| >10% | 1 |
| <10% | 0 |
Référence : Résultats obtenus par les projets Syalinnov
Dimension Economique
E2b : Durabilité des exploitations agricoles
Que cherche-t-on à mesurer ?
on mesure la contribution du projet à la durabilité des exploitations agricoles impliquées.
Quels sont les enjeux et les problématiques ?
Nos modes d’alimentation actuels ont des impacts négatifs sur l’environnement (20 à 30% de l’impact global en Europe selon l’étude EIPRO) et rendent nos systèmes alimentaires agro-industriels non durables.
Même si ce n’est pas toujours vérifié selon la zone géographique ou la méthode de mesure ou l’indicateur utilisé (Smith et al. 2005 par exemple – cité dans Dualine ), l’agriculture constitue le poste ou un des postes ayant l’impact environnemental le plus important (Kjer et al, 1994 en Allemagne, Heller & Keoleian, 2000 aux États-Unis).
Réduire l’impact environnemental au niveau de la production constitue donc un enjeu majeur pour les acteurs de l’alimentation durable.
Nous gardons bien à l’esprit qu’une caractéristique avantageuse au niveau de la production (conversion en agriculture biologique par exemple) peut être nivelée par un grand nombre d’autres caractéristiques au niveau des autres modules en aval (transport, transformation, conservation, emballage, consommation). Pour être rigoureux, il faudrait donc s’intéresser aussi à l’ensemble du système alimentaire.
Néanmoins, dans un souci de pragmatisme, Syalinnov propose d’approcher l’impact environnemental du projet à deux niveaux :
1. Au niveau de l’exploitation agricole (ce que nous traitons ici)
2. Au niveau du consommateur, à travers le leurs pratiques alimentaires (C2) et leurs pratiques de déplacement pour faire leurs courses (G2)
Ce choix semble pertinent au regard des activités des projets évalués (relocaliser, créer du lien entre consommateur et producteur) – et fait écho à la demande sociétale vis-à-vis des exploitations agricoles et de leur multifonctionnalité (paysage, agriculture paysanne, etc). Les pratiques des autres acteurs du système (grossistes, boulangers, meuniers, etc) sont toutefois éclairées dans la dimension proximité relationnelle (E1).
L’impact environnemental des projets sera mieux pris en compte dans le cadre du partenariat Syalinnov-Ademe et les nouveaux indicateurs Syalinnov+.
Définition de l'indicateur
L’évolution du niveau de durabilité des exploitations concernées par le projet. Ce niveau étant estimé à l’aune des 5 propriétés de la durabilité élargie proposées par Zahm et al. (2015) : capacité productive, robustesse, autonomie, responsabilité globale et acrrage territorial.
En effet, au-delà de la durabilité restreinte à l’exploitation (cf Landais, 1998), elle permet d’appréhender la durabilité de l’exploitation en lien avec son territoire local (durabilité élargie de niveau 1 – cf Terrier et al. 2015) – or c’est justement à cette échelle que nous mobilisons le concept de système alimentaire et que nous mesurons les autres indicateurs.
Une exploitation agricole durable est une exploitation agricole viable, vivable, transmissible et reproductible inscrivant son développement dans une démarche sociétalement responsable. Cette démarche renvoie au choix de l’agriculteur, quant aux effets de ses activités et de ses modes de production, sur le développement et la qualité de vie des parties prenantes ancrées sur son territoire ainsi qu’à sa contribution à des enjeux globaux sociétaux non territorialisables (lutte contre le changement climatique, sécurité alimentaire, etc.). Son développement s’appuie sur cinq propriétés : capacité productive et reproductive de biens et de services, robustesse, ancrage territorial, autonomie et responsabilité globale
Mesure de l'indicateur
Le calcul est basé sur le discours de l’agriculteur. Nous devons comprendre l’effet qu’a eu le projet sur les 5 propriétés d’une exploitation durable. Aux questions « qu’est-ce que le projet a changé pour votre exploitation ? Depuis que vous participez à ce projet, vos façons de faire et vos façons de voir votre métier ont-elles évolué ? », relever si l’agriculteur/trice fait référence à :
1. L’ancrage territorial - J’ai noué de nouvelles relations, marchandes et non marchandes avec les agriculteurs et acteurs du territoire, consommateurs et habitants inclus - J’ai participé à valoriser les ressources territoriales
2. L’autonomie - J’ai arrêté d’importer / d’acheter à l’extérieur tel type d’intrant - J’ai arrêté de recruter des ouvriers intérimaires - J’ai pu prendre des décisions techniques et organisationnelles que je déléguais à mon technicien / comptable / collègue avant
3. La capacité productive et reproductive de biens et de services - J’ai maintenu ou augmenté ma production (la valeur ajoutée créée) tout en adoptant des pratiques plus reproductibles (plus respectueuses de l’environnement) - J’ai maintenu ma production, ma valeur ajoutée tout en conservant davantage de temps pour moi et mes proches
4. La robustesse - J’ai moins de soucis avec la fluctuation des prix, la fluctuation des pluies / du soleil / des températures / de la disponibilité de la main d’œuvre - J’ai pu m’adapter au changement de règlementation, à la nouvelle directive, etc.
5. La responsabilité globale - L’agriculteur évoque de manière spontanée des enjeux dépassant l’échelle de son exploitation ou même de son territoire local - Il évoque la qualité de vie, sur le bien-être, sur le changement climatique ou les questions sanitaires, l’agriculture paysanne au Sud et au Nord. L’on y ajoute le temps libéré ou alloué au projet.
Chaque agriculteur rencontré peut donc obtenir, pour chaque critère, la note de 1, 0 ou -1 (jusqu'à 2 pour la responsabilité globale). Il s’agit ensuite de calculer la somme de ces notes pour chaque acteur puis de moyenner (aboutissant à une note totale du projet pouvant aller de -3 à 7) … ou de moyenner chaque critère pour tous les agriculteurs et de sommer, cela revient au même – à vous de choisir ce que vous souhaitez montrer :
- Implication projet : 0 à 1
- Engagement dans un processus de certification en lien avec le projet : 0 à 1
- Autonomie : -1 à 1
- Robustesse : -1 à 1
- Responsabilité globale : 0 à 2
- Temps libre : -1 à 1
Mode de collecte des données
Enquête qualitative auprès d’un échantillon représentatif d’acteurs économiques (agriculteurs, transformateurs) Et/ou questionnaire en ligne (le même que pour les autres acteurs économiques avec une partie dédiée aux agriculteurs et agricultrices).
Question 28 (non noté) Pouvez-vous présenter rapidement votre exploitation (dont SAU), vos ateliers ? et plus spécifiquement les activités liées au projet ?
Question 28 bis (non noté) : Et plus spécifiquement, pouvez-vous présenter rapidement les activités liées au projet ?
Implication projet : Question 29 : Si cela vous concerne, quelle surface approximative est dédiée au(x) projet(s) ? (en ha : surface dédiée à la production du projet ; surface d’épandage de compost...)
- moins de 10%
- Entre 10% et 30% → +0,5
- Entre 30% et 50% → +0,5
- Entre 50% et 80% → +1
- Plus de 80% → +1
Processus de certification : Question 30 : Certains de vos produits sont-ils certifiés ? SCORE PLAFONNÉ À +1
+0,5 points si une des réponses ‘oui’ est cochée.
Question 31 : Si oui, depuis quand êtes-vous engagé(e) dans cette certification ?
- Avant votre implication dans le projet → 0
- Après vous être impliqué dans le projet – mais ça n’est pas en lien direct avec celui-ci → 0
- Après votre implication dans le projet et en lien avec celui-ci, voire exprès pour le projet → +1
Question 32 (non noté) : Vos pratiques au champ ou post-récolte ont-elles évolué dans le cadre de votre implication dans le projet ? De quelle manière, précisément
Autonomie : Question 33 : Grâce au projet, êtes-vous plus autonome ?
Oui → +0.5 / Non → -0.5 pour 4 éléments
Somme des points, avec plafonnement :
si >0 → +1
si <0 → -1
si =0 → 0
Robustesse : Question 34 Dans le contexte actuel de changements parfois brutaux (climatiques, législatifs, politiques, des prix, crise de la Covid-19, etc.), diriez-vous que grâce au projet :
- Votre exploitation est moins touchée par les aléas, elle est plus robuste → +1
- Ça ne change rien → 0
- Votre exploitation est plus sensible aux aléas → -1
- Vous ne savez pas → 0
Responsabilité globale : Question 35 : Grâce au projet, vous sentez-vous plus concerné/investi par :
- Les changements climatiques Somme des points, avec plafonnement : → +1
- Le bien-être animal → +1
- Les impacts sur l’environnement → +1
- Les conditions de vie de votre famille ou de vos employés → +1
- Rien de tout cela → 0
- Autre :
Plafonnement à +2
Temps libre : Question 36 : Depuis votre implication dans le projet,
- Vous avez plus de temps libre → +1
- Vous travaillez davantage → -1
- Ça n’a rien changé sur votre temps de travail → 0
Questionnaire acteurs économiques comportant une partie spécifique pour les agriculteurs
Conversion en score
| % de répondants ayant obtenu un score >4 | Score en points |
| >50% | 3 |
| >20% | 2 |
| >10% | 1 |
| <10% | 0 |
Référence : Résultats obtenus par les projets pilotes Syalinnov
Dimension Economique
E2c : Engagement des maillons intermédiaires de la filière agroalimentaire
Que cherche-t-on à mesurer ?
l’engagement environnemental des échelons intermédiaires de la filière agroalimentaire : transformateurs, grossistes, commerçants…
Quels sont les enjeux et les problématiques ?
La méthode Syalonnov cherche à évaluer l’impact des systèmes alimentaires, cependant les maillons intermédiaires (entre production et consommation) y sont assez peu représentés pour le moment, alors qu’ils représentent une étape importante
Définition de l'indicateur
Observation de la participation des répondants à des programmes ou des labels prouvant leur engagement environnemental.
Mesure de l'indicateur
% de répondants ayant 2 points ou plus
Mode de collecte des données
Questionnaires acteurs économiques
Question 37 : Votre entreprise a-t-elle mis en place un programme dédié à l’optimisation énergétique ou à la diminution des émissions des gaz à effet de serre ?
Oui, grâce à la participation à un des projets (+1pt)
Oui, mais sans lien avec un projet (+0,5pt)
Non
Autres (préciser)
Question 38 : Votre entreprise a-t-elle adhéré à Eco-Emballages (éco-conception et optimisation de la collecte et du tri des emballages ménagers)
Oui, grâce à la participation à un des projets (+1pt)
Oui, mais sans lien avec un projet (+0,5pt)
Non
Autres (préciser)
Question 39 : Votre entreprise possède-t-elle un label d’engagement pour l’environnement, le climat ou la biodiversité ? (ex : une certification ECOCERT)
Oui, grâce à la participation à un des projets (+1pt)
Oui, mais sans lien avec un projet (+0,5pt)
Non
Autres (préciser)
Questionnaire acteurs économiques
Conversion en score
| % de répondants ayant 2 points ou plus | Score |
| >50% | 3 |
| >20% | 2 |
| >10% | 1 |
| <10% | 0 |
'
Elisabeth SESMAT
- Je finance des projets alimentaires
Structure : Elisabeth SESMAT
5 rue Hinzelin - 57000 METZ
'
Elsa TROTTET
- Je porte un projet alimentaire ou j'en suis un partenaire opérationnel
Structure : Communauté de communes du Genevois
310 avenue Marie Curie - 74160 Archamps
'
Emeline TETE
- J'accompagne des projets alimentaires, notamment leur évaluation
Structure : chaire UNESCO
1101 Avenue Agropolis - 34090 Montpellier
'
Emilie THIERS
- J'accompagne des projets alimentaires, notamment leur évaluation
- Je finance des projets alimentaires
Structure : DRAAF Grand Est
- 67000 StrasbourgÉmissions de GES du secteur agricole
- Environnement dont lutte contre le gaspillage alimentaire et Transition agroécologique
- producteurs
- état des choses (densité de lieux de vente-taux de matière organique-etc)
Emma Garate
- Je suis chercheur(se) ou étudiant(e) et je m’intéresse aux projets alimentaires et à leurs impacts
Structure : Montpellier Supagro
205 rue croix de las cazes - 34000 Montpellier
'
Emmanuel DELMOTTE
- Je porte un projet alimentaire ou j'en suis un partenaire opérationnel
- Je finance des projets alimentaires
Structure : emmanuel Delmotte
1535 route de Nice - 06740 Chateauneuf
'
Emmanuelle BERREBI
- Je suis chercheur(se) ou étudiant(e) et je m’intéresse aux projets alimentaires et à leurs impacts
Structure : Skravik
- 29470 Plougastel Daoulas
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Emmanuelle Le Bayon
- Je porte un projet alimentaire ou j'en suis un partenaire opérationnel
Structure : Pontivy Communauté
1 place ernest jan - 56300 Pontivy
'
Emma Plouchard
- Autres
Structure : Plouchard Emma
- 69007 LyonEmpreinte carbone de l'alimentation
- Environnement dont lutte contre le gaspillage alimentaire et Transition agroécologique
- Mangeurs-citoyens
- état des choses (densité de lieux de vente-taux de matière organique-etc)
Engagement des agriculteurs sur l'atelier de découpe et de transformation
- Gouvernance et démocratie alimentaire
- producteurs
- comportement-pratiques-interaction-posture
'
Enguerran OUVRAY
- Je porte un projet alimentaire ou j'en suis un partenaire opérationnel
Structure : PAT de la CAPLD
BP 849 - 29800 Landerneau